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Les enfants nés d’un père allemand pendant la 2ème guerre mondiale sur RTL |
Le 9 avril 2013, dans son émission "On est faits pour s'entendre" l'animatrice Flavie Flament a reçu l'historien Fabrice Virgili, ainsi qu'Anne-Marie et Hervé, tous deux membres de Coeurs Sans Frontières. Le thème de l'émission étant "Les enfants nés d’un père allemand pendant la 2ème guerre mondiale". Ecouter l'émisssion. |
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Les enfants tabous du Vorarlberg |

Blaise Goquelin envoyé spécial du journal Libération au Vorarlberg a écrit un article sur les enfants nés de pères marocains ou africains au Vorarlberg, suite à l'occupation du Vorarlberg par les troupes françaises de 1945 à 1955. LIRE L'ARTICLE Quelques jours plus tard, un article de Gérard Lefort a raconté l'histoire de Wilma et Mohamed, parents d'un de ces enfants tabous. LIRE L'ARTICLE |
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L'entraide entre les adhérents de CSF se développe et devient efficace ! |
Quelques exemples :- Un adhérent allemand recherche son père prisonnier de guerre français avec les informations suivantes : le prénom de son père (Achille) et le lieu où il était en commando ; le Stalag auquel ce commando était rattaché a été identifié. Dominique a accepté, en raison de sa proximité avec le centre d’archives concerné, de consulter plus de 20 cartons afin de chercher dans tous les dossiers le prénom Achille, relever les informations concernant chacun des hommes, dresser un tableau. Son travail de fourmi va permettre à l’adhérent d'étudier de nouvelles pistes de recherche, enrichies des informations fournies par Dominique. - Une famille allemande vient d’être trouvée, suite à un travail mené en équipe entre la Déléguée régionale et Georges, qui a mis à la disposition de cette recherche ses compétences en allemand. Des retrouvaillles en Allemagne sont envisagées ce printemps ! Bravo Dominique ! Bravo Georges ! |
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Quand une jeune lycéenne se penche sur le vécu des enfants de la guerre |
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Il y a à peine un an, Danielle Fehr, une jeune lycéenne suisse du canton de Saint Gall (Suisse alémanique) a contacté Coeur sans frontières. Souhaitant réaliser, dans le cadre de sa scolarité, un « Travail de maturité », sur le thème des Enfants de la guerre, elle a demandé à rencontrer un membre de notre association. Le " Travail de Maturité " est un travail autonome effectué pendant la dernière année au lycée, et se termine la rédaction d'un mémoire et par une présentation orale. Coeurs sans frontières est particulièrement flattée que cette personne ait choisi notre association pour maîtriser, le mieux possible, le sujet qui est notre raison d’être. Un long entretien a eu lieu, puis cette étudiante a effectué un travail de terrain et consulté un certain nombre d’ouvrages et de documents. Coeurs sans frontières a ainsi accompagné Danielle dans ses travaux. Cependant, dans un souci d’objectivité, les deux associations françaises d’Enfants de la guerre sont traitées avec égalité. Précisons que cette personne, ainsi que sa Famille, ne sont absolument pas concernées par notre situation particulière d’Enfants de la guerre. Il est réconfortant de rencontrer une jeune fille, désireuse de connaître, deux générations après, notre histoire et aborder ce sujet particulier avec une saine curiosité, une rigueur exempte de tout jugement, le tout avec tolérance, respect et considération. Son " Travail de Maturité " a été accueilli très favorablement. On ne peut que la féliciter pour cette belle réussite. Coeurs sans frontières tient à remercier Mr Philipp Schönenberger, qui a soutenu ce travail, et Danielle Fehr, tous deux en ayant autorisé la publication. S’agissant d’un travail scolaire concernant plusieurs intervenants, toute reproduction, partielle ou totale de ce document est interdite. LIRE LE MEMOIRE DE DANIELLE |
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Mise à jour le Dimanche, 17 Mars 2013 13:43 |
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La présence allemande en Normandie, 1940-1948 |
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Soutenance d'une thèse de doctorat  Le jeune historien allemand Valentin Schneider a soutenu son doctorat à l'université de Caen le 5 février 2013, avec le sujet de thèse suivant : La présence allemande en Normandie 1940-1948 Approche croisée d’une cohabitation franco-allemande forcée La présence allemande en Normandie ne connaît pas de véritable rupture au moment de la libération de la France. Entre l'arrivée des troupes de la 'Wehrmacht' en 1940 et le départ des prisonniers de guerre en 1948, la présence ininterrompue de plusieurs dizaines de milliers de soldats allemands peut être constatée. D'abord, la région endure une occupation militaire allemande particulièrement forte entre 1940 et 1944. La Normandie constitue une région stratégique face à l'Angleterre et sert dans un premier temps au projet d'invasion de la Grande-Bretagne. De nombreuses troupes sont alors cantonnées en Normandie et se préparent à débarquer de l'autre côté de la Manche. Puis, après l'abandon de ce plan de débarquement et le retrait progressif d'une partie des troupes, la région est intégrée au dispositif du Mur de l'Atlantique censé faire échouer un débarquement allié sur le continent européens. Ceci implique alors une nouvelle augmentation des effectifs militaires stationnés en Normandie. Puis, après le Débarquement allié et la Bataille de Normandie, un nombre très important de prisonniers de guerre allemands est retenu dans la région, obligeant les Alliés d'implanter et d'entretenir jusqu'en 1945 de vastes camps de prisonniers de guerre en Normandie. Enfin, la Normandie connaît une forte présence allemande jusqu'en 1948 sous la forme de main-d'œuvre prisonnière employée au nombre de plusieurs dizaines de milliers dans l'agriculture, la reconstruction et les services du déminage. L'étude d'archives militaires allemandes, britanniques, américaines et françaises devrait permettre d'éclaircir l'impact économique, social et culturel sur la région de ces huit années de présence allemande. Valentin Schneider est l'auteur du livre "Un million de prisonniers allemands en France 1944-1948", déjà signalé dans la page BIBLIOGRAPHIE . |
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Alain célèbre le Volkstrauertag à Trêves |
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Nous avons été contactés par un adhérent que nous désirons remercier pour sa démarche. En effet Alain GILLETTA se propose de nous aider en cas de recherches dans la région de TREVES (TRIER) où il est bien introduit. Plus jeune que nous, Alain est un sympathisant de notre cause. C'est un ancien militaire qui a été longtemps en garnison à Trèves après la guerre, dans le cadre des Forces Françaises en Allemagne "Missions Extérieures". Il fait partie maintenant de l'Association Nationale des Anciens de ces FFA (ANAFFA), dont il est le délégué pour le Vaucluse et le Land de Rhénanie-Palatinat, où se trouve Trèves. La section du Vaucluse est devenue officiellement franco-allemande dans ses statuts, suite à la nomination comme vice-président de son délégué permanent à Trèves. D'autre part, dans le cadre du cinquantenaire du Traité de l'Elysée et de l'amitié franco-allemande, un jumelage associatif a été créé entre l'ANAFFA et la Deutsche Französische Gesellschaft Trier (Société Franco-Allemande de Trêves) dans le but de multiplier et enrichir leurs échanges. Les articles ci-joints font état de sa participation récente, le 18 novembre 2012, à l'annuelle Journée du Souvenir, Volkstrauertag, jour de deuil national en Allemagne pour les victimes civiles et militaires des deux guerres mondiales et du despotisme. Que les anciens occupés et les anciens occupants rendent ensemble hommage aux victimes apparaît d'une grande portée symbolique. Nous le remercions encore de sa solidarité et de sa proposition d'aide.  Article paru dans le Trierischer Volksfreund du 19 novembre 2012 Commémoration des victimes de guerre et de la violence  Le Volkstrauertag (journée du souvenir) est la commémoration annuelle des victimes de guerre et du despotisme. Cette journée a été célébrée hier au cimetière de Trèves par une cérémonie commémoratrice suivie de dépôts de gerbes de la ville de Trèves, représentée par le maire Monsieur Klaus Jensen et par le « Volksbund deutsche Kriegsgräberfürsorge », (Fédération Nationale de l’Œuvre des Sépultures de Guerre). La cérémonie à laquelle ont aussi participé des invités de France, une délégation de l’Amicale Nationale des Anciens des Forces Françaises en Allemagne – Missions Extérieures (ANAFFA) et de la base américaine de Spangdahlem a été animée par des élèves et par la chorale du lycée Friedrich-Wilhelm, ainsi que par l’orchestre de Ruwer-Eitelsbach. |
Cultur.Zeit Nr 07 - 01.09 au 7.12.2012 - Par Steve Przybilla
Traduction par CSF
La vie de Madeleine KOCH :
Au début ce n’est qu’un soupçon, un sentiment vague. L’intuition que quelque chose ne cadre pas avec sa vie. Ne s’est jamais accordé. Madeleine Koch (le nom a été modifié par la rédaction) ressent cela depuis longtemps, mais ne peut tout simplement pas l’identifier.Koch a 62 ans lorsque la bulle éclate. Elle apprend que l’homme qu’elle a appelé Papa pendant toute sa vie, n’est pas son père biologique.
Koch est un enfant de la guerre. Elle a été engendrée peu après la fin de la Seconde Guerre Mondiale par un soldat français. La mère de Koch en ce temps-là est déjà mariée et son mari est retenu comme soldat allemand en France. Les voisins le savent, la famille est au courant. Même le mari le sait lorsqu’il réintègre le foyer en 1946 et qu’il retrouve son épouse en état de grossesse avancée. Ce jour-là le sort de Madeleine Koch est scellé. Le mari se déclare prêt à reconnaître l’enfant comme étant le sien, à une condition : personne ne devra jamais savoir la vérité. L’austère famille catholique a honte de la double trahison d’adultère et de relation avec l’ennemi. « Mon père a dû beaucoup aimer ma mère, car il est resté ». C’est ainsi que sa vie devient un mensonge. Lorsque le grand-père exige de la famille un serment perpétuel, c’est clair : la petite Madeleine est originaire d’Ortenau comme toute la famille. Elle n’est pas encore venue au monde que chacuns déclarent son origine comme taboue.
Madeleine Koch cherche ses mots. Trois ans et demi se sont écoulés depuis que la lumière s’est faite et aujourd’hui encore il lui est difficile de parler de l’inconcevable. Chacun est retenu par la crainte d’en parler dit la dame de 65 ans qui elle-même entretemps a eu enfants et petits-enfants. En fin de compte les occupants restaient l’ennemi, même après la guerre.
Koch grandit auprès de deux frères et une sœur, une vie familiale tout-à-fait normale aux yeux de l’extérieur. Pourtant, lorsqu’elle est seule son oncle Bastard la gronde. Parfois, lorsqu’elle entre dans une pièce, tout le monde devient muet. La petite Madeleine ne le comprend pas, se sent cependant traitée différemment du reste de la fratrie par son père. On parlait toujours très peu se souvient-elle.
Au début de la soixantaine elle commence à souffrir de troubles du sommeil et subit de lourdes dépressions. D’où cela provient, elle ne le sait pas.Mais elle a un soupçon, cela est relié à son origine. Elle se décide d’abord à consulter son oncle. Il se bloque, invoque d’abord le serment car tout le monde a juré. Mais Koch s’obstine, dit qu’elle ne pourrait plus vivre sans la vérité. Puis la vérité jaillit de lui et le monde s’écroule pour Koch. « Même encore aujourd’hui je ne peux pas dormir la nuit lorsque je raconte cette histoire » dit-elle, au bord des larmes.
Koch a une dépression nerveuse, malgré cela elle rassemble toutes ses forces et va voir sa mère. Elle a des milliers de questions, mais d’abord celle-ci : comment s’appelle son vrai père ? La femme âgée de près de 90 ans ne se rappelle que du prénom ou ne veut se souvenir que de cela.

Un camarade du père de Madeleine KOCH
Ce qui suit remplit un classeur entier que Koch a ouvert. Elle se rend dans son village natal et sonne chez d’anciens voisins. Effectue des recherches auprès du bureau de l’Etat Civil, auprès des autorités, aux archives et auprès de l’armée française.
Encore et toujours appeler, toujours des impasses. Un an et demi de recherches infructueuses. Finalement elle tombe par hasard sur un article de journal au sujet de « Cœurs sans Frontières », une association française dans laquelle se sont retrouvés des enfants de la guerre des deux nationalités et qui partagent le même destin que Koch.
Les français l’aident, l’odyssée se poursuit. Un moment donné elle obtient une photo de son père naturel et après des années d’agitations interminables trouve son identité complète. Pour Madeleine Koch c’est déjà un beau résultat. Mais il reste beaucoup à faire.
Même après le décès de leurs parents ses frères et sœur ne savent toujours pas qu’elle connaît la vérité. La connaissent-ils au juste ?
Une rencontre avec la dernière épouse de son géniteur reste encore en suspens. « Je sais que le temps travaille contre moi, mais une chose comme cela ne peut pas se réaliser du jour au lendemain. »
Koch ne conçoit aucune rancœur envers ces années de mensonge. « J’ai fait la paix avec ma mère » dit-elle « et mon père m’a protégé car il était derrière sa famille ».
Maintenant Madeleine Koch veut venir en aide aux autres avec « Cœurs sans Frontières », à ceux qui partagent le même sort qu’elle.
Quant à savoir si la souffrance disparaîtra totalement un jour, elle ne le sait pas. Mais, précisément, le temps ne guérit pas toutes les blessures.
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Mise à jour le Jeudi, 20 Décembre 2012 17:29 |
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Cornelia est à la recherche de son grand-père |
Traduction de l’article de Dr Martin RUCH : Auf der Suche nach den Vätern - Paru dans l’édition du 12/01/2012 du quotidien : Offenbuger Tageblatt « Cœurs sans Frontières » aide des enfants de soldats allemands et français dans la recherche de leur origine. Le sujet est un tabou. Le 15 avril 1945 commençait le déploiement des troupes françaises à Offenburg. Jusqu’au retrait définitif en 1992, plus d’un bébé franco-allemand naquît. Les enfants n’ont pas toujours connu leurs pères – jusqu’à nos jours. L’association « Cœurs sans frontières » les aide dans leurs recherches.  Offenburg Le 15 avril 1945 la terrible période du nazisme prit fin. Et pour que cela dure, des soldats furent déployés dans des casernes et des logements. Il est donc bien compréhensible qu’au début la méfiance régnait et le mot d’ordre était la précaution. Mais peu à peu la relation franco-allemande s’améliorait et enfin on arrivait à établir des contacts amicaux. Cela n’était pas seulement vrai pour l’entente des peuples mais aussi au niveau local dans les relations entre les soldats français avec la population féminine locale. Une étude de 1970 constatât : il y avait en moyenne deux mariages franco-allemands par mois. Les enfants n’étaient pas seulement d’issu de ces mariages mais aussi des liaisons rompues parce que le soldat rentrait en France. La mère ne voulait pas toujours dévoiler le nom du père biologique à l’enfant. Souvent, il fut reconnu par un partenaire ultérieur et portait désormais son nom. Mais on sait comment cela se termine avec les vérités cachées : un jour, les enfants se méfiaient sentant qu’il y avait un problème concernant leur naissance. De même, pendant la période des quelques années d’occupation de la France par les allemands, il y eut de tels liens intimes, et des enfants naquirent de mères françaises et pères soldats allemands. Long silence Jusqu’à nos jours, c’est resté un tabou d’évoquer cette partie du passé, un silence dont souffrent les concernés tout au long de leurs vies. Après la libération, ces femmes étaient menacées de discriminations humiliantes et leurs enfants souffraient beaucoup des circonstances de leurs naissances. En Allemagne aussi, les familles passaient sous silence cette partie de l’histoire et refusaient les noms des pères. Ainsi commençaient des recherches souvent pénibles et longues. Des enfants français et allemands cherchaient et cherchent toujours leurs pères biologiques. C’est la raison pour laquelle des personnes concernées ont fondé l’association « Cœurs sans Frontières » il y a bien des années accompagnant ces recherches et ayant pu déjà beaucoup aider. Il s’agit dans un premier temps d’établir des contacts avec des autorités, des archives et surtout avec les archives militaires difficile d’accès. C’est là ou les concernés trouvent le plus de réponses à leurs questions. Encore tout récemment, une jeune femme allemande se trouva face à sa demi-sœur française à Strasbourg. Fort heureusement, seule cette année, 18 membres de l’association ont trouvé leurs pères biologiques. Beaucoup font des recherches seuls et souvent depuis des années. Et même si la recherche aboutit enfin, certains peuvent se trouver devant une porte et se voir refuser le contact. Dans ces situations aussi, l’association propose son soutien et l’accompagnement. Pour un premier contact, l’association a installé un site web : www.coeurssansfrontières.com
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La question taboue des enfants de soldats concerne aussi Horb. Von Jürgen Baiker Schwarzwälder Bote – édition du 27/06/2011
 1er rang à gauche Willi RIEGER, seconde femme en partant de la droite Hélène Wagner
Qui peut identifier les autres personnes ? L’association transfrontalière « Cœurs sans frontières » aide les personnes à trouver qui était leur père biologique. Horb. Des enfants cherchent leur géniteur : la caserne de Horb a une histoire très mouvementée. Elle fut construite en 1935/1936 et le 30 juin 1936 occupée pour la première fois par des soldats allemands du 4ème Bataillon de mitrailleurs de Münsingen. En 1938 elle reçut le nom de Caserne d’Ypres. Le 17 avril 1945 les troupes françaises investissent Horb. La caserne est alors utilisée pendant plusieurs années comme école de la Gendarmerie. A partir de 1953 ce furent les militaires eux-mêmes qui utilisèrent la caserne et lui attribuèrent le nom de Caserne Moncey. En 1977 les soldats français se retirèrent. Puis il y eut une période de vide jusqu’à ce que la Bundeswehr s’installe. Dans la période où les militaires français occupèrent l’ancienne caserne allemande, il y eut aussi de bons contacts amicaux entre les soldats français et la population féminine. Il y eut même des liens étroits qui en découlèrent – ce qui aujourd’hui n’a plus rien d’extraordinaire entre citoyens de différentes nationalités. C’est ainsi que naquirent quelques enfants de mère allemande dont le père était un soldat français. Quelques années en arrière : quatre années d’occupation de soldats allemands en France. Là aussi, malgré les troubles de la guerre il y eut des contacts amicaux entre soldats allemands et femmes de la région. Et de même des liens étroits en découlèrent. Ces ainsi que sont nés de mère française des enfants dont le père était un soldat allemand. D’en parler aujourd’hui reste souvent encore un tabou. Des enfants allemands recherchent leur père biologique français. Des enfants français cherchent leur père biologique allemand et veulent simplement en savoir plus sur leur origine. Ce sujet délicat a aussi été traité dans la littérature comme par exemple dans le livre d’Inge Barth-Grötzinger « Les années épineuses » - « Stachelbeerjahre » qui fut publié dans le Schwarzwälder Bote sous forme d’essai en plusieurs parties. Depuis des années des intéressés, dont Jean-Jacques Delorme, ont créé une association transfrontalière « Cœurs sans frontières – Herzen ohne Grenzen, qui veut aider tous ces demandeurs et qui en a déjà aidé beaucoup. Ici également les contacts avec les autorités et les archives sont très importants mais aussi très difficiles. La recherche est comme un puzzle. Les plus petites démarches peuvent mener au but. Le Schwarzwälder Bote a déjà fait un article le 8 janvier 2010 en page trois sur Jean-Jacques Delorme et l’association. Le 2 avril 2011 l’association « Cœurs sans frontières avait convoqué son assemblée annuelle à Strasbourg, à cette occasion les membres présents purent raconter leurs recherches et bénéficier des « tuyaux » d’autres membres. Beaucoup recherchent depuis 20 ans. Même lorsque la recherche est couronnée de succès, on peut se retrouver devant une porte close, cela s’est vu et le contact est rompu. Mais il y a aussi des rencontres magnifiques, ainsi aujourd’hui une jeune femme allemande s’est retrouvée face à sa demi-sœur française, les deux voulaient se rencontrer et s’en sont réjoui. Le but de » Cœurs sans frontières » est d’aider dans leur quête d’identité les enfants nés de relations amoureuses entre parents de nations ennemies, prisonniers, travailleurs forcés ou soldats d’occupation. Lors de cette assemblée il fut mit en évidence qu’au cours des recherches des partenariats franco-allemands pouvaient jouer un rôle important, surtout lorsqu’il s’agit de contacts ou de demandes indispensables auprès des autorités françaises mais aussi quand il est nécessaire d’assurer une aide émotionnelle et linguistique lors des prises de contact. Jürgen Baiker est correspondant du Schwarzwälder Bote et membre de Cœurs sans frontières |
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Mise à jour le Mardi, 04 Octobre 2011 17:45 |
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